Déclaration FCPE44 au CDEN du 17 mai 2017

Déclaration liminaire CDEN 17 mai 2017

Déclaration liminaire CDEN 17 mai 2017

Monsieur le Directeur des Services Académiques,

Madame la Vice-Présidente du Conseil Départemental,

Mesdames et Messieurs les membres du CDEN,

 

Au lendemain de l’élection présidentielle, la FCPE tient à exprimer ses craintes quant au projet du nouveau Président de la République et aux mesures que pourrait décider prochainement la nouvelle majorité.

La réforme des rythmes scolaires et la réforme du collège, pour ne citer que ces mesures phares, ont fortement ébranlé et éprouvé la communauté éducative.

Elles ont, chacune en leur temps, suscité des oppositions, des réserves, des attentes donné lieu à une forte mobilisation des acteurs. Les parents d’élèves n’ont pas toujours perçu en quoi ces réformes pouvaient être bénéfiques pour leurs enfants. La tentation pourrait être alors la marche arrière...

Pour la FCPE quelles que soient les imperfections des réformes engagées, il n’en demeure pas moins que celles-ci allaient dans le bon sens et étaient nécessaires. Revenir sur celles-ci sans même que l’on puisse en évaluer finement les effets n’est ni respectueux des enseignants ni des parents.

Si d’autres réformes doivent s’engager, elles doivent se faire dans la continuité et le respect des acteurs de la communauté éducative. L’évolution du système éducatif ne doit pas répondre à des enjeux électoralistes mais au véritable enjeu qui est celui de la réussite de tous les élèves.

 

La FCPE sera vigilante quant à ce que les mesures annoncées ne conduisent pas à remettre en cause, l’existence, de dispositifs -certes récents- mais plein de promesses. La mesure en faveur des REP (classe de CP CE1 à faible effectif) ne doit pas remettre en cause le dispositif « plus de maitres que de classe »...

La réussite de tous les élèves est effectivement au cœur des préoccupations de notre Fédération et nous sommes attachés au droit de chaque élève à pouvoir bénéficier d’une scolarité adaptée à ses besoins. C’est pourquoi, nous vous faisons part aujourd’hui d’un certain nombre d’inquiétudes concernant l’enseignement adapté mais aussi les RASED et la situation des EVSD/EVSH.

Les capacités d’accueil en classe SEGPA n’ont pas évolué depuis près de 10 ans, et ces sections ne peuvent être la variable d’ajustement face à l’absence de places suffisantes pour prendre en charge des élèves nécessitant une prise en charge lourde.

Les SEGPA doivent permettre une inclusion réussie au collège pour des élèves ayant des difficultés scolaires graves et persistantes mais ne sont pas des structures à même de prendre en charge des problèmes de soins médicaux.

Les RASED sont également fragilisés par le manque persistant de personnel.

Enfin nous nous inquiétons du statut des EVSH et en particulier de leur formation. Il apparaît indispensable de placer auprès d’élèves plus vulnérables du fait de leur handicap des personnels disposant d’une réelle formation. Aujourd’hui, compte tenu de la précarité du statut de ces personnels EVSH et des conditions de leur formation, nous vous interrogeons quant à l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Par ailleurs, la pérennité des postes d’aide à la Direction des écoles semble être remise en cause et nous nous inquiétons également de cette situation.

 

Comme depuis de nombreux mois, nous déplorons à nouveau le non remplacement des enseignants absents dans les collèges et les lycées. Cette situation de non remplacement est devenue très préoccupante compte tenu de la forte augmentation des absences d’enseignants relevée depuis le début de l’année scolaire. Comment interpréter cette augmentation des absences ?

Ceci suscite un très grand mécontentement de la part des parents d’élèves et contribue à la tentation de certains de partir vers l’enseignement privé mais surtout, il prive les élèves d’un nombre conséquent d’heures de cours. Ceci n’est plus tenable !

Constater l’absence de personnel de remplacement et les difficultés de recrutement ne peuvent plus être une réponse acceptable.

Quelles sont les solutions envisagées ? Quelle sera la réalité de la mise en œuvre de la circulaire de rentrée sur les remplacements de courte durée ?

Comment les chefs d’établissement pourront appliquer ces dispositions ? Un tel dispositif existe depuis 2005 et est resté jusqu’à aujourd’hui lettre morte !

Plus que jamais nous sommes dans l’attente de solutions.

 

Nous avons à de nombreuses reprises dénoncé le calendrier scolaire de fin d’année de nombreux établissements.

Monsieur L’inspecteur, vous vous étiez engagé à assurer un accueil des élèves conforme aux textes officiels ; or nous constatons encore en cette fin d’année (selon l’information faite par l’administration des établissements aux parents) que des élèves de 2nde et même des collégiens, termineront leur année scolaire début juin !

Là encore, les parents d’élèves expriment leur mécontentement, pour ne pas dire pour certains, leur colère !

 

Enfin, nous attirons votre attention sur une situation de nature à faire obstacle à la participation des représentants de parents d’élèves aux instances de l’Education Nationale.

En effet, nous rappelons régulièrement que les horaires de conseils de classe trop tôt dans la journée ne permettent pas aux parents d’élèves d’y participer.

Aujourd’hui nous manifestons notre insatisfaction à voir changer à la dernière minute des dates, des horaires de commissions officielles dont nous sommes membres et auxquelles nous nous trouvons dans l’impossibilité de participer en raison de ces changements, communiqués dans des délais trop brefs, voir la veille pour le lendemain.

 

Les représentants FCPE 44